Scènes d’ouverture

Voici quelques une de mes plus belles découvertes dès la scène d’ouverture : long plan séquence, générique … à compléter.

  • Les 400 coups

de François Truffaut (1959), avec Jean-Pierre Léaud

Un générique qui pose les bases du film. Ce qu’avait cherché Truffaut, en réalisant ce générique, c’était surtout de montrer ou se passais l’action de son film : Paris. Voilà pourquoi il ne quitte jamais la tour Eiffel de l’objectif, à travers son errance en voiture dans les rues de Paris (pour arriver jusqu’au pied de ce monument reconnu dans le monde entier). Et bien sûr c’est une belle opportunité pour nous installer dans les oreilles cette musique devenue légendaire de Jean Constantin.

Ce film comporte pour moi la meilleure entrée en matière (puisque tout le monde l’imitera par la suite: le plus souvent les réalisateurs étrangers qui veulent situer leur action dans la capitale) et une des fin les plus émouvantes au monde, lorsque Antoine Doinel avance au fur et à mesure sur la plage en direction de l’océan.

http://www.youtube.com/watch?v=dAVOnIVrHfo

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  • La Soif du Mal

de Orson Welles (1958), avec Charlton Heston, Janet Leigh, Orson Welles

Le plus long plan séquence du cinéma réalisé à l’aide de travellings, commence minutieusement lorsque l’homme mystère pose ce qui semble être une bombe (avec la minuterie qui résonne tout le long de la séquence) jusqu’au premier dialogue du film entre les non moins célèbres Charlton Heston et Janet Leigh. Tout commence par une ombre se déroulant sur un mur jusqu’à l’explosion finale. On peut facilement relier cette scène avec l’assourdissement des ouvertures de Citizen Kane et La Règle du Jeu de Renoir.

Un des plus beau plan du cinéma fait par le maître du genre. 

http://www.youtube.com/watch?v=sZ8YWB-L54Q

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  • Gerry

de Gus Van Sant (2002), avec Casey Affleck, Matt Damon

Un autre exemple de long plan séquence (mais totalement différent car la caméra ne fait que suivre la voiture alors que pour Touch of Evil la séquence saute de travellings en travellings). On découvre à travers cette mini ballade en voiture, ce qui va servir de décor au film : l’errance, la lenteur, le désert et les deux amis (ou tout simplement un seul homme Gerry). Avec ce Spiegel im Spiegel d’Arvo Pärt qui résonne réellement bien avec cet esprit grave des deux compères face à l’immensité.. 

http://www.youtube.com/watch?v=-_JiB4N-0Ro

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  • Harmonies de Werckmeister

de Bela Tarr (2000)

Un film qui s’inspire même dès cette premiere (grande) scène de l’aliénation, du noir et blanc et de la médiocrité du peuple d’un Andreï Rublev de Tarkovsky. Tarr nous enchante en faisant tournoyer ces soûlards pour décrire le mouvement des planètes dans le système solaire. C’est beau, émouvant et on aimerait rejoindre ce jeune homme esseulé, qui après ces divagations, erre somptueusement dans les froides rues obscures de ce village austère.

http://www.youtube.com/watch?v=VFmu7BYbthY

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  • Mother

de Bong Joon-Ho (2009)

Un des trois films majeur du nouveau phénomène (et je pèse) coréen. Après The Host, il nous amène dans une sorte de fable sur le statut de la mère. Un fils handicapé mental (ou il le fait croire) et une mère pleine d’assurance, prévoyante, qui couve son petit fils (car elle est en fait sa grand mère) et à la fois tyrannique et sans une pointe de remords face à la gravité qu’elle cause.

Je n’ai pas trouvé de lien avec le film, pour cette entrée en matière, je la trouve juste émouvante et hilarante à la fois. Une sorte de danse de la mort (dont on découvrira plus tard qu’elle est perpétrée après un acte effroyable).

http://www.youtube.com/watch?v=MqokbMIzd7w

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  • 2001, Odyssée de l’espace

de Stanley Kubrick (1968)

Une des plus grandes entrées en matière du cinéma en général. Des singes, un monolithe, la découverte de la violence à travers la puissance de l’arme. Et cette transition si évidente entre cette préhistoire et l’espace, un os se changeant en vaisseau, et le désir pervers de combiner Strauss fils et père à la musique pour montrer une certaine évolution dans la technique. Pour montrer LE progrès technique.

http://www.youtube.com/watch?v=2DXMVG8fo3g&feature=related

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  • Hiroshima mon amour

d’Alain Resnais (1959) avec Emmanuelle Riva

Je me devais de citer ce début de film époustouflant. Le Resnais montre pour la première fois au cinéma les images tragiques du désastre Hiroshima, avec cette discussion en fond, du couple principal du film, sur les évènements passés. Chaque mot correspond à un instantané de l’image. Ce couple tapi dans le noir dont on confond le brillant de la peau avec celle lépreuse des japonais.

http://www.youtube.com/watch?v=Hgh5zH0yZXo

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  • Aguirre

de Werner Herzog (1972), avec Klaus Kinski

Juste pour cette longue décente vers ce qui deviendra un enfer avec cette musique absolument sublime de Popol Vuh. Et JUSTE pour Kinski.

http://www.youtube.com/watch?v=2q3D0h4xCro (début du trailer)

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  • La Nuit du Chasseur

de Charles Laughton (1955) avec Robert Mitchum

La découverte du corps se fait tellement facilement par le spectateur. Mais quelle technique as t-il fallut opéré (en ces années là) pour réaliser cette séquence ? Un long travelling avant partant du ciel (dieu ?) jusqu’au enfants découvrant le corps. Grandiose.

(Pas de vidéo)